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09/01/2013

MINES ParisTech à la COP 18, à Doha

La modélisation prospective accompagne les négociations sur le climat

Depuis 7 ans, le Centre de mathématiques appliquées de MINES ParisTech (CMA) participe aux travaux de la Conférence des Nations unies sur le Changement climatique. Son intervention s'inscrit dans le cadre de sa Chaire Modélisation prospective au service du développement durable, via des “side events”, organisés au titre de ParisTech, inscrit comme RINGO (institution de recherche non gouvernementale observatrice à l’ONU).

MINES ParisTech à la COP 18, à Doha

Cette année, lors de la COP 18, hébergée à Doha au Qatar, la contribution du CMA s’est concrétisée par l’organisation d’un side event porté par la France dans le pavillon européen. Cette manifestation, forum d’échanges de grande qualité, avait pour objet d’envisager la plausibilité des futurs systèmes énergétiques mondiaux et les enjeux de leur déploiement. Les discussions ont permis de démontrer l’apport et l’intérêt de la modélisation prospective, pour établir un dialogue entre des scientifiques français et japonais, des négociateurs européens et chinois, ainsi que des représentants du monde industriel notamment sur la question de l’orientation des stratégies publiques et privées.

Des mix de production d'énergie

Les présentations des chercheurs du CMA, dans ce processus d’accompagnement des négociations sur le climat, ont permis de souligner et d’analyser les enjeux et la complexité de la planification de systèmes électriques sobres en carbone. Elles se sont appuyées sur les scénarios de la Chaire, élaborés via une modélisation long terme de type bottom up, issue des modèles de la famille TIMES, développés au CMA.  Ces modèles envisagent des mix de production d’énergie qui soient techniquement plausibles et soutenables, tout en respectant la contrainte climatique. Une analyse d’externalités de la production électrique liée à l’eau, aux énergies renouvelables, à la capture et à la séquestration du carbone (CSC) et aux réseaux électriques intelligents a notamment été proposée, avec une attention particulière portée aux enjeux régionaux : raréfaction de l’eau au Moyen-Orient, potentiels de déploiement de technologies de CSC en Asie et investissements en options bas carbone pour l’Europe.

En attendant la COP 21 à Paris

Au-delà de ces questions de sobriété énergétique, l’enjeu de la COP 18 était de trouver les clés de l’application des accords obtenus lors des précédentes conférences. Et, en particulier, de la pérennisation de l’aide financière aux pays du Sud que les pays développés s’étaient engagés à verser entre 2010 et 2012 pour les aider dans leur lutte contre les changements climatiques. Sans oublier la mise en place d’une deuxième période d’engagement du protocole de Kyoto, dès Janvier 2013.

Sur ces deux points, quelques décisions ont permis de faire en sorte que le processus de négociations ne soit pas interrompu, un acquis finalement significatif en soi, tant le positionnement entre les 195 pays représentés est disparate ! Il n’en faut pas moins reconnaître que les progrès escomptés restent limités :

  • la seconde période du protocole de Kyoto, qui s’achèvera fin 2020, n’engage que l’Union européenne et une dizaine de pays dont l'Australie ou la Norvège, soit 15 % des émissions de gaz à effets de serre dans le monde. De plus, les nouveaux objectifs de réduction sont si faibles qu'ils n’entraîneront que très peu de réductions supplémentaires. L'Europe, par exemple, a déjà atteint, depuis 2011, l'objectif qu'elle s'était fixée pour 2020 !
  • le financement de la lutte contre les effets du changement climatique et des mesures d’adaptation (telles que la construction de digues face à l’élévation du niveau des mers) dans les pays en développement sera poursuivi, mais les accords des pays sont modestes et les mécanismes peu ou pas définis.

Enfin, aucune feuille de route concrète n’existe pour savoir comment parvenir d’ici à 2015 à un accord global contraignant dès 2020.

2015 est la date à laquelle la France est candidate pour organiser la COP 21 à Paris, mais d’ici là de nombreux scientifiques craignent que la trajectoire du réchauffement climatique ne soit irrémédiablement au-delà des 2 degrés à l’horizon 2050…

Nadia Maïzi, directrice du CMA MINES ParisTech

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