Le XXe siècle

Le développement

      

Un début de siècle difficile

En 1903, la société New Emerald donna les deux magnifiques émeraudes sur gangue provenant de Takovaïa dans l’Oural. En 1910, l'École reçut le legs d' E. Bertrand, petite collection de 2 000 pièces d'une qualité et d'un intérêt scientifique exceptionnels. Si les années qui précèdent la première guerre mondiale sont encore généreuses (1900 à 1913 : 1 760 échantillons), celles qui suivent sont de plus en plus avares ou ignorantes (400 spécimens de 1920 à 1939, dont la collection Wendler en 1936). En 1945, la collection est comme toutes les collections publiques françaises plongée dans un profond sommeil ; les professeurs collectionneurs, leurs amis les amateurs, sont disparus ou en voie d'extinction, tués par le scientisme, par la spécialisation, par cette désaffection de la nature typique de l'entre-deux guerres. A Paris, Muséum et Ecoles des Mines exposent le plus possible d'échantillons classés d'après des systèmes totalement dépassés (la classification de la collection de minéralogie de l'Ecole des Mines suivait alors celle du " Traité " de Dufrénoy de 1859).

La guerre et la reconstruction

La deuxième guerre mondiale, malgré sa fureur destructrice, apporta de grands progrès aux géosciences, et l'après-guerre conduisit à une libération des contraintes et à une explosion des activités dans tous les domaines ; en particulier, on se livra à une recherche nécessaire et enthousiaste de matériaux et de produits énergétiques pour la reconstruction et la consommation civile, ce qui, en France comme dans le monde entier, détermina un extraordinaire essor des sciences géologiques et donc un renouveau des collections.

Dès 1949, ce renouveau s’est amorcé à l’École des Mines avec l'achat de la collection Glasser comptant plusieurs milliers de spécimens de très petite taille (1 à 3 cm) mais très bien cristallisés.

La classification systématique des minéraux

En 1957, la direction de l'École demanda à Claude Guillemin de réorganiser la collection, tâche qu’il entreprit avec des membres du Bureau de Recherches géologiques et Minières (B.R.G.M.). Ce travail de réorganisation dura cinq années.

Il ne suffisait pas en effet, d'adopter simplement une classification plus moderne il fallait encore envisager un remaniement complet et un allégement du mode de présentation en éliminant un grand nombre d'échantillons exposés, afin de mettre mieux en valeur les pièces conservées.

De 1957 et jusqu'à 1990, la collection s'est enrichie rapidement grâce à l'activité du Service de Conservation des Espèces Minérales (S.C.E.M.), créé par le Bureau de Recherches géologiques et minières (B.R.G.M.) pour récolter, stocker et redistribuer les échantillons minéralogiques.

Les temps modernes

En 1988, l’Association des Amis de la Bibliothèque et des Collections de l’Ecole des Mines (A.B.C. Mines) fut créée afin de poursuivre l'œuvre d'enrichissement du Service de Conservation des Espèces Minérales (S.C.E.M.) qui disparaîtra en 1990.

De 1992 à 2012, sous la direction de Lydie Touret, des dizaines d’échantillons dont beaucoup proviennent de gisements récemment découverts (Pakistan, Tanzanie...) ou de pays qui se sont récemment ouverts au commerce des minéraux de collection (Chine, Vietnam ...) ont ainsi pu être acquis grâce à l’association des Amis de la Bibliothèque et des Collections de l’Ecole des Mines (A.B.C. Mines).

De l'ancienne à la nouvelle classification. - MINES ParisTech
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Musée de Minéralogie

60 boulevard Saint Michel

75006 Paris

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Mardi - vendredi : 13h30 - 18h

Samedi : 10h - 12h30 et 14h - 17h ! FERME LES SAMEDIS EN JUILLET ET AOUT !

Fermé les dimanches, lundis et jours fériés

ATTENTION : Le Musée de Minéralogie est fermé les samedis du 14 juillet au 25 août inclus.

 

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