La Révolution et l’Empire

Les déménagements

      

René  Just HAÜY

La révolution et les collections de minéralogie

En pleine Terreur, par un arrêté du Comité de Salut public daté du 24 messidor de l'An II de la République (12 juillet 1794), l'École fut réorganisée.

Placée sous l'autorité de l'Agence des Mines, l'Ecole des Mines fut installée en l'Hôtel de Mouchy situé 293, rue de l'Université à l'emplacement actuel du Ministère de la Défense Nationale. L'arrêté spécifiait la création d'un "Cabinet de Minéralogie" contenant toutes les productions du globe et toutes les productions de la République, rangées suivant l'ordre des localités". Pour cela, les ingénieurs des mines devaient "rassembler toutes les substances fossiles... et en envoyer la collection bien étiquetée" à l'Agence des Mines. Le Cabinet, de plus, reçut certaines collections privées, qui parfois avaient été saisies par le Comité.

 

Un premier conservateur: René  Just HAÜY

Dès octobre 1794, Haüy (portrait ci-dessus) avait été nommé conservateur, et Jérôme Tonnelier garde du Cabinet de Minéralogie. En 1795, l'achat de la collection Nottin permit d'acquérir le grand soufre de Cadix, de belles nagyagites, et des sidérites d'Allevard en 1796. L'Agence reçut la majeure partie de la collection Boutin (ancien Trésorier général de la Marine) dont une bonne partie provenait de la vente Jacob Foster, collectionneur et marchand anglais (1739-1806), faite en février 1783.

Jusqu'en 1814, récoltes et achats continuèrent : par exemple, en  1798, la collection de de Dietrich ; en 1799, une collection de minéraux du Palatinat ; en 1801, de nombreux et beaux spécimens des Alpes envoyés par Champeaux . En 1802, l’École reçut de Freiberg une " Collection minéralogique d'après le système allemand " (Werner), riche de 500 échantillons. Toutefois, les très beaux échantillons minéralogiques étaient rares ; certes, on peut évaluer à quelque 100 000 le nombre d'échantillons constituant les collections du Conseil des Mines en 1814 à l'Hôtel de Mouchy, mais ces collections consistaient surtout une suite peu méthodiques de minéraux, minerais, roches et " produits de l'art ".

Départ pour la Sarre et les Alpes

Après huit ans d'excellent travail, un arrêté des Consuls de février 1802 décidait de créer, en place de l'École des Mines de Paris, deux écoles pratiques, situées à proximité d'exploitations minières, l'une à Geislautern dans le département de la Sarre (fer, houille, minéralurgie sidérurgie), l'autre à Pesey dans le département du Mont-Blanc (métaux non ferreux et sources salées). Ces écoles difficilement mises en place (seule l'École pratique des mines du Mont-Blanc fonctionna à Pesey (1803) puis à Moutiers grâce à Schreiber) disparurent physiquement avec la fin de l'Empire en 1815.

Installation à l'hôtel de Vendôme

Après quelques sérieuses péripéties, le Conseil des Mines réinstalla l'École des Mines à Paris sous un régime de fait - comme si rien ne s'était passé depuis 1802 - dans l'Hôtel de Vendôme construit en 1707, cœur de 1'École actuelle, plus ou moins harmonieusement agrémenté d'ajouts variés au cours du XIXe siècle. En décembre 1816, une ordonnance royale rétablit enfin définitivement à Paris l'École créée en 1783.

La collection de Minéralogie à Vendôme - MINES ParisTech
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